Archive for the ‘Humeurs’ Category

Le MUNCI se déclare en faveur du maintien de la circulaire Guéant

vendredi, janvier 13th, 2012

En premier lieu, pour ce premier billet de l’année, je vous présente tous mes vœux de santé et de réussite pour 2012.

Sur mon compte Twitter (@OffshoreBooster) je découvre ce tweet du MUNCI (l’Association Professionnel des Informaticiens : site web et compte Twitter) :

Je m’empresse d’aller voir sur le lien qui m’est proposé et qui m’amène sur un document qui expose la position du MUNCI quant à la circulaire Guéant du 31 mai 2011 et sur l’immigration en général.

J’avoue que je tombe des nues après la lecture dudit document, en constatant que le MUNCI demande le maintien de la circulaire. Le MUNCI n’existe visiblement pas pour défendre les intérêts catégoriels des informaticiens en France, mais des seuls informaticiens français ! C’est surprenant, d’autant que si le diagnostic peut être partagé, la position (et la réponse qu’elle est sensée apportée au diagnostic) est totalement déplacée.

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Pour l’histoire

mercredi, mars 2nd, 2011

Bonjour,

Lors de ma flânerie post-révolution du jasmin dans Tunis le 30 janvier 2011, j’ai découvert ce magnifique poème (retranscrit ci-après) placardé sur un arbre, au niveau du théâtre, sur l’avenue Bourguiba.

Il signé d’un certain « A4 ». La question est : qui est « A4 » ?

Pour l'histoire

Pour l’histoire

J’écris pour l’Histoire, afin qu’elle n’oublie pas
Que je suis debout, j’ai fait mon premier pas

J’écris pour l’Histoire, afin qu’elle s’en souvienne
Que chasser un fou ne me pose aucune gêne

J’écris pour l’Histoire, qu’elle prépare ses statues
Car c’est à main nues que je me suis battu

J’écris pour l’Histoire, pour lui crier encore
Qu’elle se rebiffe vite et qu’elle change son décor

J’écris pour l’Histoire, dans la langue de Voltaire
Pour dire bien fort que je ne sais plus me taire

J’écris pour l’Histoire, même mille et une fois
Pour dire que je ne suis plus comme autrefois

J’écris, j’écris, je ne sais plus m’arrêter
Je lui écris tout, pour ne rien regretter

J’écris, même avec des yeux pleins de larmes
Pour ceux tombés sans jamais porter d’armes

J’écris sans encre, sans crayon ni plume
Pour ceux restés couchés sur le bitume

J’écris sans recherche, j’écris par instinct
Pour ceux qui ont pu, seuls, forcer le destin

Ecrit par A4, le 21 janvier 2011, Tunis

Les dérives de l’offshore

mercredi, septembre 22nd, 2010

Je voudrais aborder un phénomène que je constate depuis un an et qui s’est amplifié au cours des derniers mois. Des entreprises proposent sur des missions en régie en France des ressources qu’elles ont été recruter dans des destinations offshore, à des niveaux de salaire souvent très bas. Cette pratique pénalise grandement les entreprises offshore, car elle connait, hélas, un succès (immérité, comme on le verra) auprès des jeunes ingénieurs des destinations offshore.

Au départ, la pénurie de ressources a poussé des entreprises a trouvé de nouvelles pistes de recrutement. Si elles ont dans un premier temps favorisé des implantations ou des partenariats offshore, elles ont peu à peu évolué vers l’immigration. Cela permet de ne pas avoir à afficher le mot offshore dans son offre, et, assez sournoisement, d’obtenir un consensus avec les collaborateurs et leurs représentatants en n’assimilant pas l’offshore aux délocalisations.

Jusque là, pourquoi pas me direz-vous ? C’est vrai. Après tout, c’est un moyen de contrecarrer la forte et durable concurrence de l’offshore. Toutefois, les conditions de cette nouvelle filière semblent très peu glorieuse… sur le fond comme sur la forme.

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Des processus et des hommes

samedi, octobre 17th, 2009

Il me revient une discussion avec un top manager d’une entreprise dans laquelle j’intervenais pour accompagner des projets d’externalisation offshore, au cours de laquelle il déplora que mon approche de la mise en œuvre d’une externalisation fût « trop humaine ».

De son point de vue, il espérait que je lui délivre le vadémécum de l’offshore : « Comment déployer un projet offshore en 10 étapes ».

Au lieu de ça, j’adoptais systématiquement une méthodologie adaptée au contexte, en prenant en compte :

  • la culture de l’entreprise, et même celle du service dans l’entreprise ;
  • l’histoire de l’entreprise, la façon dont elle était devenue ce qu’elle était ;
  • les habitudes et méthodes de fonctionnement en vigueur…

C’est d’ailleurs encore aujourd’hui ainsi que je procède.

À l’heure où le sujet de la déshumanisation du travail est évoqué, je me remémore cet échange…

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Far Away

jeudi, juillet 30th, 2009

En cette période de congés, propice à la découverte de destinations lointaines aux cultures différentes, je voudrais vous faire partager ce poème du suédois Jonas LARSSON, intitulé « Far Away », qui m’inspire très souvent dans mon travail… et au-delà !

Pour l’anecdote, sachez qu’en 2006, LARSSON a été sollicité par le Ministère des affaires étrangères suédoises pour graver son poème « Far Away » sur un monument sous-marin à la mémoire des victimes du Tsunami en Thaïlande.

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Le retour à une approche exclusivement quantitative d’une externalisation offshore

mardi, mai 19th, 2009

La crise financière a eu des effets divers et variés sur l’offshore. Il en est un que je rencontre systématiquement depuis le début de cette année, à savoir le retour à une approche exclusivement quantitative de l’offshore.

Au cours des années 2007 et 2008, les projets d’externalisation offshore avaient progressivement adopté des gourvernances et des méthodes de suivi qui visaient à renforcer la pérennisation des collaborations. Les donneurs d’ordre s’inscrivaient dans une démarche sur le long terme, et avaient bien intégré que seule une approche qualitative pouvait garantir la productivité sur la durée.

Aujourd’hui, l’argument (fondé) des restrictions budgétaires amènent les donneurs d’ordre à penser économies immédiates. Dans cette vision court-termiste, on cherche à trouver le prestataire qui propose le plus bas prix (qui n’est pas forcément le meilleur) selon la logique que le plus court chemin vers l’économie est celui du prix bas.

Et des prestataires prêts à proposer des prix discount, on en trouve… pas forcément très soucieux du résultat à la clef, qui, il est vrai, n’est pas nécessairement la préoccupation du donneur d’ordre au moment de la négociation.

Ainsi le chemin du bas prix est parsemé d’embûches, et bien souvent le projet n’aboutit pas, et coûte même plus que prévu, puisqu’entre temps on a essayé de compenser les dérives par une rallonge budgétaire.

Il est quelque peu chimérique d’imaginer qu’en achetant un prix, on puisse atteindre un résultat. C’est pourtant ce qui se passe en ce moment. Le seul objectif auquel cela répond est : la présentation d’un budget prévisionnel politiquement correct. Le seul résultat auquel on aboutit est : l’échec d’un projet.

Nous devrions toujours garder à l’esprit qu’il est aisé de proposer des bas prix pour ne pas aboutir. Le miroir aux alouettes est aujourd’hui très en vogue.

Le bon prix de l’offshore est un prix compatible avec son budget et permettant d’atteindre des objectifs de production qu’il faut prendre le soin de définir en amont de la démarche.

En attendant ce retour à la raison, j’interviens davantage en mode « pompier » sur des projets en crise, que sur des anticipations de lancement de projets.

JFR