Vers une « précarisation par le haut » des informaticiens ?

Bonjour

Lu dans lemonde.fr cet article très intéressant qui traite du livre de Nicolas Séné : « Derrière l’écran de la révolution sociale ».

3 choses que j’aimerais dire à propos de l’article :

  1. Il fallait oser. Tout de même, quel pavé dans la mare : s’en prendre au tout puissant Syntec n’est pas courant. Nicolas Séné avait fait un travail approfondi, et c’est mérité de le voir ainsi mis en avant, non pas dans une revue spécialisée, mais dans un quotidien national. Le Monde a osé, et il faut lui en savoir gré.
  2. Les réponses du Syntec apportées au Monde sont tout simplement hallucinantes, et vraiment pas à la hauteur de la situation. On est face à un aveuglement permanent. Les comparaisons douteuses avec la plomberie (l’exemple vaudrait s’agissant d’une comparaison avec une modification des spécifications ; pas à un délit de marchandage, avec délégation de l’autorité hiérarchique au client), comme les explications sur la non-formation sont pitoyables. Et pourtant, la seule richesse des SSII ne sont-elles pas les hommes et femmes qui la composent ?
  3. Le système binaire des modèles de prestation, à main droite « la régie », à main gauche « le forfait », continue de réguler le microcosme des SSII. Et avec le consentement plus ou moins passif du client. Après tout, qu’est-ce que celui peut bien y faire ? Peut-être remettre de l’objectif dans tout cela… Tant qu’on n’aura pas fait évoluer ce système, on continuera à se concentrer sur les moyens davantage que sur le résultat. Et pourtant, la satisfaction du client ne s’obtient que par le résultat obtenu et la qualité produite. Tout ne doit pas se limiter d’un côté au profil (plus ou moins « arrangé » comme le décrit l’article), ni de l’autre à l’enveloppe budgetaire (sans répartition clair des rôles et des responsabilités).

Bonne lecture,

JFR

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