Archive for mars, 2011

Vers une « précarisation par le haut » des informaticiens ?

samedi, mars 5th, 2011

Bonjour

Lu dans lemonde.fr cet article très intéressant qui traite du livre de Nicolas Séné : « Derrière l’écran de la révolution sociale ».

3 choses que j’aimerais dire à propos de l’article :

  1. Il fallait oser. Tout de même, quel pavé dans la mare : s’en prendre au tout puissant Syntec n’est pas courant. Nicolas Séné avait fait un travail approfondi, et c’est mérité de le voir ainsi mis en avant, non pas dans une revue spécialisée, mais dans un quotidien national. Le Monde a osé, et il faut lui en savoir gré.
  2. Les réponses du Syntec apportées au Monde sont tout simplement hallucinantes, et vraiment pas à la hauteur de la situation. On est face à un aveuglement permanent. Les comparaisons douteuses avec la plomberie (l’exemple vaudrait s’agissant d’une comparaison avec une modification des spécifications ; pas à un délit de marchandage, avec délégation de l’autorité hiérarchique au client), comme les explications sur la non-formation sont pitoyables. Et pourtant, la seule richesse des SSII ne sont-elles pas les hommes et femmes qui la composent ?
  3. Le système binaire des modèles de prestation, à main droite « la régie », à main gauche « le forfait », continue de réguler le microcosme des SSII. Et avec le consentement plus ou moins passif du client. Après tout, qu’est-ce que celui peut bien y faire ? Peut-être remettre de l’objectif dans tout cela… Tant qu’on n’aura pas fait évoluer ce système, on continuera à se concentrer sur les moyens davantage que sur le résultat. Et pourtant, la satisfaction du client ne s’obtient que par le résultat obtenu et la qualité produite. Tout ne doit pas se limiter d’un côté au profil (plus ou moins « arrangé » comme le décrit l’article), ni de l’autre à l’enveloppe budgetaire (sans répartition clair des rôles et des responsabilités).

Bonne lecture,

JFR

Pour l’histoire

mercredi, mars 2nd, 2011

Bonjour,

Lors de ma flânerie post-révolution du jasmin dans Tunis le 30 janvier 2011, j’ai découvert ce magnifique poème (retranscrit ci-après) placardé sur un arbre, au niveau du théâtre, sur l’avenue Bourguiba.

Il signé d’un certain « A4 ». La question est : qui est « A4 » ?

Pour l'histoire

Pour l’histoire

J’écris pour l’Histoire, afin qu’elle n’oublie pas
Que je suis debout, j’ai fait mon premier pas

J’écris pour l’Histoire, afin qu’elle s’en souvienne
Que chasser un fou ne me pose aucune gêne

J’écris pour l’Histoire, qu’elle prépare ses statues
Car c’est à main nues que je me suis battu

J’écris pour l’Histoire, pour lui crier encore
Qu’elle se rebiffe vite et qu’elle change son décor

J’écris pour l’Histoire, dans la langue de Voltaire
Pour dire bien fort que je ne sais plus me taire

J’écris pour l’Histoire, même mille et une fois
Pour dire que je ne suis plus comme autrefois

J’écris, j’écris, je ne sais plus m’arrêter
Je lui écris tout, pour ne rien regretter

J’écris, même avec des yeux pleins de larmes
Pour ceux tombés sans jamais porter d’armes

J’écris sans encre, sans crayon ni plume
Pour ceux restés couchés sur le bitume

J’écris sans recherche, j’écris par instinct
Pour ceux qui ont pu, seuls, forcer le destin

Ecrit par A4, le 21 janvier 2011, Tunis