Efficience offshore

mars 27th, 2012

 Salon Stratégie Clients          Laser Contact

Dans le cadre du salon Stratégie Clients, la société Laser Contact organise un atelier stratégique qui se tiendra sur son stand le mercredi 4 avril à 11h30 intitulé :

Efficience offshore : investissement durable et externalisation offshore sont-ils compatibles ?

Les questions suivantes seront abordées :

  • Qui sont les bénéficiaires des démarches offshore ?
  • Qu’a-t-on à gagner à intégrer l’offshore dans un dispositif relation client ?
  • Quelles natures d’activités peut-on externaliser et avec quel niveau d’investissement ?
  • Quelles sont les évolutions attendues des business models et des modes de gouvernance ?

Je participerai à cette table-ronde et serai heureux de vous y rencontrer.

Le MUNCI se déclare en faveur du maintien de la circulaire Guéant

janvier 13th, 2012

En premier lieu, pour ce premier billet de l’année, je vous présente tous mes vœux de santé et de réussite pour 2012.

Sur mon compte Twitter (@OffshoreBooster) je découvre ce tweet du MUNCI (l’Association Professionnel des Informaticiens : site web et compte Twitter) :

Je m’empresse d’aller voir sur le lien qui m’est proposé et qui m’amène sur un document qui expose la position du MUNCI quant à la circulaire Guéant du 31 mai 2011 et sur l’immigration en général.

J’avoue que je tombe des nues après la lecture dudit document, en constatant que le MUNCI demande le maintien de la circulaire. Le MUNCI n’existe visiblement pas pour défendre les intérêts catégoriels des informaticiens en France, mais des seuls informaticiens français ! C’est surprenant, d’autant que si le diagnostic peut être partagé, la position (et la réponse qu’elle est sensée apportée au diagnostic) est totalement déplacée.

Read the rest of this entry »

Les atouts d’une implantation en Tunisie

novembre 4th, 2011

J’ai été invité par Frédéric Lasnier, CEO du groupe Pentalog, à participer à un débat sur les atouts de la Tunisie quand on a l’objectif d’y implanter un centre offshore/nearshore, comme c’est le cas du groupe Pentalog.

En tant que spécialiste de la destination tunisienne, Frédéric a souhaité que je lui porte la contradiction dans un échange que j’ai trouvé franc, cordial, et tout à fait constructif .

J’espère que vous apprécierez et trouverez utile cette vidéo que vous pouvez par ailleurs retrouver sur Pentalog TV

Tunisie : une implantation nearshore de Pentalog pourrait se concrétiser bientôt

septembre 10th, 2011

Bonjour et bonne rentrée à tous,

Pentalog, SSII française ayant des implantations nearshore/offshore dans plusieurs pays (Roumanie, Vietnam, Moldavie, Israël…) pourrait bientôt s’installer en Tunisie.

C’est ce que révèle Frédéric Lasnier, CEO de Pentalog, dans ce billet publié Pentablog. Cette décision est consécutive à une visite que Pentalog a effectuée en Tunisie au mois de juillet dernier pour étudier cette opportunité.

Pentalog effectuait depuis plusieurs années une veille sur le Maghreb, mais n’avait pour l’instant jamais été convaincu que l’heure était venue. La dernière visite semble avoir modifié cette appréciation, même si la décision finale reste suspendue à l’issue du processus électoral en cours en vue de désigner une assemblée constituante.

Je souhaite une bonne installation à Pentalog si la décision était entérinée.

Ci-dessous le commentaire que j’ai posté sur le billet de Frédéric.

JFR

Read the rest of this entry »

Nouvelle Tunisie – Nouvelles opportunités

mai 13th, 2011

La Tunisie fait sa promotion post-révolutionnaire en sortant une plaquette présentant ses atouts.

La brochure en question est très bien faite, plutôt factuelle et en même temps très synthétique. Elle permet de se mettre les idées au clair, puisque, tout compte fait, la Tunisie reste encore relativement peu connue sous l’angle de sa richesse en termes de ressources humaines (et notamment de sa jeunesse) et de son dynamisme économique.

Il est vrai que l’ancien pouvoir était plus intéressé par ses propres intérêts que par ceux du pays et de son peuple…

Si cette brochure vous donne envie d’en savoir davantage, contactez-moi pour en parler de vive voix.

Bonne lecture,

JFR

« Les SSII françaises puisent dans les ressources stratégiques de la Tunisie »

mai 10th, 2011

Bonjour,

Dans 01net Pro, cet éditorial de Khaled Ben Driss, directeur technique d’Oxia :

Les SSII françaises puisent dans les ressources stratégiques de la Tunisie

 » Notre « population expérimentée » est une « ressource stratégique » que tout homme politique avisé devrait inscrire, dans la case « ressource protégée » dans son programme économique.

Que se passe-t-il si un pays ami, un peu plus développé économiquement et possédant un peu plus d’opportunités, se permet de puiser directement dans le vivier de cette ressource stratégique, attirant vers lui les plus talentueux d’une génération entière ? « 

Bonne lecture.

JFR

« Immigration : quand les SSII françaises font leur marché au Maghreb »

mai 3rd, 2011

Xavier Biseul cite Offshore Boosting et fait référence à ce billet, dans cet article paru sur 01NetPro, intitulé « Immigration : quand les SSII françaises font leur marché au Maghreb » :

Dirigeant d’Offshore Boosting, Jean-François Renault a dénoncé cette dérive sur son blog dès le mois de septembre.

SSII françaises : entre immigration ou offshore, le choix est clair

avril 27th, 2011

Dans un récent article signé de Juliette Fauchet paru dans 01Net, intitulé « Restrictions sur l’immigration légale: Claude Guéant inquiète les SSII« , on voit clairement quelle est la position des SSII dans ce débat.

Claude Guéant, ministre de l’Intérieur et de l’Immigration, a indiqué qu’il avait « demandé que l’on réduise le nombre de personnes admises au titre de l’immigration du travail« . Ses propos ont été contredits par plusieurs de ses collègues. Ils ont quand même suscité la réaction des SSII.

Dans l’article, Eric Decalf, PDG de la SSII Additeam, indique que ses effectifs sont actuellement constitués de 20% de travailleurs immigrés. En outre, dans une forte dynamique de croissance, et donc de recrutement, il indique : « pour satisfaire nos besoins, nous avons, dans nos encours de recrutements, environ 50 % d’ingénieurs d’origine marocaine, tunisienne ou algérienne. Cette situation est le résultat d’un déficit d’ingénieurs informaticiens français. »

Il n’y a rien de choquant à cela. L’essence même de l’immigration, c’est de faire venir de la main d’oeuvre étrangère quand le pays en manque dans ses rangs. Sauf que…

Read the rest of this entry »

« Derrière l’écran de la révolution sociale »

avril 13th, 2011

« Derrière l’écran de la révolution sociale » est le livre de Nicolas Séné sur l’univers des SSII. Il y décrit la situation selon lui peu glorieuse des informaticiens en France, et le piège dans lequel ils seraient enfermés par le Syntec Informatique. Il va même jusqu’à décrire une expérimentation sociale sur l’informatique, mais que le patronnat rêverait d’étendre à tous les secteurs de l’économie.

Ce que j’ai aimé

Ainsi, la prédominance, parfois aveugle, de la fonction commerciale y est brillament expliqué : le mélange des genres, jusqu’à l’incompatibilité, entre les fonctions de commercial et de manager ; la promesse de gain qu’est un salarié quand il est placé chez un client, mais le coût insupportable quand il est en intercontrat… sans oublier les fabrications de CV « complaisants »…

Un autre point est particulièrment bien décrit : les modalités très particulières de la régie. Malgré l’habillage contractuel des missions en régie (placement chez un client), l’auteur n’a aucun doute : la régie est illégale et n’est autre chose que du délit de marchandage. Illégale, mais courante et impunie. Et c’est cette impunité qui sert au SSII à justifier qu’il n’y a pas d’illégalité.

La carence de gestion des RH est également mis en avant. En SSII, on a un ratio 10 fois supérieur aux autres entreprises pour le nombre de collaborateurs suivis par une personne. Alors que le coeur des SSII est l’humain ! Le déficit abyssal en formation est le symptôme le plus mesurable en ce domaine.

Le vision des grandes SSII côtées en bourse avec une logique aveugle, industrielle, déshumanisée et purement financière est assez cruellement réaliste.

Ce que j’ai moins aimé

Une ligne éditoriale, à mon avis totalement volontaire de la part d’un journaliste spécialisé dans le social,  qui se réduit à un dossier à charge. Certes, « la partie adverse » n’a pas souhaité rencontré Nicolas Séné, mais tout de même… On retrouve ici un raccourci (hélas habituel) qui fait identifier tous les patrons à ceux du CAC40 ou du MEDEF, alors que beaucoup de PME gardent (heureusement) des dimensions et des rapports humains entre la direction et les salariés.

Dans la partie consacrée à l’histoire de l’informatique, faire de Merise une arme stratégique de prise de pouvoir, alors que c’était somme toute une simple méthode de projet, est un peu « too much »… ça frise parfois la théorie du complot.

Comparer la situation des ingénieurs en informatique à celle des ouvriers à la chaîne m’apparaît indécent, tant il est certain que les premiers (même isolés) accèdent beaucoup mieux à leurs droits que les seconds, et les utilisent dans les faits beaucoup plus.

Quand N. Séné évoque le MUNCI, il semble faire un blocage de principe sur le statut d’indépendant, assénant péremptoirement qu’hors du contrat de travail il n’y aurait point de salut, principalement parce qu’il aurait fait ses preuves depuis 200 ans. Outre que l’âge peut-être autant un atout qu’un handicap, il me semble que le point est discutable. Je ne dis pas que je suis en désaccord, pas du tout même. Je dis qu’il faut accepter que ce point soit discutable, et non pas un prédicat absolu.

En synthèse

Malgré ces quelques bémols, qui invitent à prendre du recul et à exercer son esprit-critique, je recommande vivement la lecture de cet ouvrage. Il est vraiment très intéressant et fourmille d’exemples sur le monde des SSII, en donnant ainsi une description assez réaliste. Je l’ai lu très vite, avec beaucoup de plaisir.

Bravo et merci à Nicolas Séné pour son travail fouillé et complet, et espérons qu’il pose les fondements nécessaires d’un début de contre-pouvoir dans le monde impitoyable des SSII.

Sous l’angle de l’offshore

Bien entendu, je ne pouvais pas ne pas faire un focus sur l’offshore.

Nicolas Séné l’aborde dans le chapitre 11 de son ouvrage. La vision géopolitique globale est plutôt très bien décrite. On reconnaît ainsi comment l’offshore est inévitable dans une meilleure répartition des équilibres entre le Nord et le Sud.

En revanche, ça tourne très vite à la caricature, soit à travers des exemples ubuesques qui sont sensés être représentatifs et qui révèleraient ainsi la stupidité du modèle offshore, soit (de nouveau) via une prise de position péremptoire qui décrète que l’offshore est une perte de maîtrise et de savoir-faire, comme s’y en formant des gens le formateur perdait sa propre compétence.

Maintenant, je n’oublie pas que le sujet du livre est les SSII. Or, de ma propre expérience, j’atteste que les SSII sont probablement les entreprises qui gèrent le plus mal, et sur tous les plans, leur approche de l’offshore. C’est également aux SSII que l’on doit l’image négative de l’offshore, car leurs expériences tournent souvent à l’échec.

Comment l’offshore pourrait-il être compatible avec les SSII ? Les prédominances de la fonction commerciale et du modèle « Régie », telles que parfaitement décrites par Nicolas Séné dans son livre, ne sont pas compatibles avec un modèle offshore dont la caractéristique essentielle est la distance… L’offshore ne se résume pas à « vendre du CV ». Ceux qui s’y essayent échouent.

L’offshore a (au moins) une vertu : il pousse à l’adoption d’un « modèle orienté résultats », tant contractuellement qu’opérationnellement : quelle SSII osera relever ce défi ? Gageons qu’elle ne sera pas française, mais une « pure player offshore« .

Vers une « précarisation par le haut » des informaticiens ?

mars 5th, 2011

Bonjour

Lu dans lemonde.fr cet article très intéressant qui traite du livre de Nicolas Séné : « Derrière l’écran de la révolution sociale ».

3 choses que j’aimerais dire à propos de l’article :

  1. Il fallait oser. Tout de même, quel pavé dans la mare : s’en prendre au tout puissant Syntec n’est pas courant. Nicolas Séné avait fait un travail approfondi, et c’est mérité de le voir ainsi mis en avant, non pas dans une revue spécialisée, mais dans un quotidien national. Le Monde a osé, et il faut lui en savoir gré.
  2. Les réponses du Syntec apportées au Monde sont tout simplement hallucinantes, et vraiment pas à la hauteur de la situation. On est face à un aveuglement permanent. Les comparaisons douteuses avec la plomberie (l’exemple vaudrait s’agissant d’une comparaison avec une modification des spécifications ; pas à un délit de marchandage, avec délégation de l’autorité hiérarchique au client), comme les explications sur la non-formation sont pitoyables. Et pourtant, la seule richesse des SSII ne sont-elles pas les hommes et femmes qui la composent ?
  3. Le système binaire des modèles de prestation, à main droite « la régie », à main gauche « le forfait », continue de réguler le microcosme des SSII. Et avec le consentement plus ou moins passif du client. Après tout, qu’est-ce que celui peut bien y faire ? Peut-être remettre de l’objectif dans tout cela… Tant qu’on n’aura pas fait évoluer ce système, on continuera à se concentrer sur les moyens davantage que sur le résultat. Et pourtant, la satisfaction du client ne s’obtient que par le résultat obtenu et la qualité produite. Tout ne doit pas se limiter d’un côté au profil (plus ou moins « arrangé » comme le décrit l’article), ni de l’autre à l’enveloppe budgetaire (sans répartition clair des rôles et des responsabilités).

Bonne lecture,

JFR